VANITES


A l’heure de notre société glorifiant l’image et l’immédiateté, il semble que tout est organisé autour d’une négation de la mort. L’homme, ainsi dépouillé de sa plus grande angoisse, évolue dans un état de béatification totalement infantilisant. Porté par la puissance de l’insouciance de l’enfance. Droit à la santé, suprématie du divertissement, glorification de la beauté et de la jeunesse, fast consommation, société refusant la répression, Michel Levy s’interroge ici sur les conséquences humaines et humanistes d’un tel legs. 
Il propose ici sa propre vision cathartique de l’égo de l’homme malmené par l’infini du cosmos.
Par le biais de la jubilation triste générée par l’image d’un super héros s’échappant d’une boite crânienne sensée abriter l’essence spirituelle propre à l’homme. 
Ou au travers d’une vision de l’homme questionnant son Dieu au moment de la mort d’un être même pas encore ébauché ; ou lorsqu’on lui a reprit son fils chéri parti se jeter dans les feux brillants de ce qu’il prit peut être pour une civilisation.
Quand sa lourde beauté l’abandonne pour mieux lui rappeler la déliquescence programmée de la chair…